CREDITS_Avec: Mario Ricchiuto, Klaus et Ulrike Voswinckel, Vito Russo, Ada Martella, Antonio Lupo, Marina Pizzolante, Nicolas Gray, Rolando Civilla, Vito Pignatelli, Luigi Quaranta, Andrea Sbarro | Voix: Mario Ricchiuto, Klaus Voswinckel, Ulrike Voswinckel, Alvin Curran, Ada Martella, Helmut Dirnaichner, Marina Pizzolante, Virginio Briatore, Vito Russo, Rolando Civilla, Vincenzo Verardi, Norman Janis, Rita Monari, Maurizio Nocera, Edoardo Winspeare, Vito Pignatelli, Francesco Radino, Christine Dirnaichner, Antonio Lupo, Aldo Magagnino | Écriture, réalisation et montage: Rossella Piccinno | Image et assistanat à la réalisation: Claudia Mollese | Drone: Sebastiano Luciano, Etienne Crépieux | Musique originale: Anna Sara D’Aversa | Montage son: Yan Volsy | Mixage: Christian Cartier | Étalonnage: Baptiste Evrard | Consultante Archive numérique Norman Mommens: Ada Martella | Production: Nicolas Gray et Maggie Armstrong, Rossella Piccinno, en coproduction avec Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains | durée: 78′ | 4K | Italie, France 2026.

Synopsis:
Français
Remembering Norman Mommens retrace la vie du sculpteur flamand (Anvers, Belgique, 1922 – Salve, Italie, 2000) à travers une polyphonie de voix, de gestes de mémoire et d’images d’archives, portées par celles et ceux qui ont croisé son chemin. Le film fait émerger la figure d’un homme pour qui l’art et la vie sont indissociables, engagé dans une recherche à la fois écologique et spirituelle, en marge des circuits artistiques traditionnels. Aux côtés de l’écrivaine et compagne Patience Gray, Mommens construit une existence profondément enracinée dans le Salento, presqu’île située au sud des Pouilles, en Italie, où il tisse des liens durables avec le territoire et ses habitants. Marqué par les traumatismes de la guerre, il développe un imaginaire totémique et essentiel, dans lequel la douleur se transforme en ode à la vie, donnant naissance à des « œuvres qui soignent ». Le film invite à ressentir et à repenser le lien entre l’humain, la nature et le sacré, dans l’éclat d’un engagement écologique et d’un héritage artistique unique.
English
Remembering Norman Mommens traces the life of the Flemish sculptor (Antwerp, Belgium, 1922 – Salve, Italy, 2000) through a polyphony of voices, gestures of memory and archival images, carried by those whose paths crossed his. The film brings forth the figure of a man for whom art and life were inseparable, engaged in a search that was at once ecological and spiritual, on the margins of the traditional art world. Alongside his partner, the writer Patience Gray, Mommens built a life deeply rooted in Salento, the peninsula at the southern tip of Puglia, Italy, where he forged lasting bonds with the land and its people. Marked by the traumas of war, he developed a totemic and essential imagery in which pain is transformed into an ode to life, giving rise to “works that heal”. The film invites us to feel and rethink the bond between the human, nature and the sacred, in the light of an ecological commitment and a unique artistic legacy.
Italiano
Remembering Norman Mommens ripercorre la vita dello scultore fiammingo (Anversa, Belgio, 1922 – Salve, Italia, 2000) attraverso una polifonia di voci, gesti della memoria e immagini d’archivio, portati da coloro che hanno incrociato il suo cammino. Il film fa emergere la figura di un uomo per cui arte e vita sono inscindibili, impegnato in una ricerca al tempo stesso ecologica e spirituale, ai margini dei circuiti artistici tradizionali. Accanto alla scrittrice e compagna Patience Gray, Mommens costruisce un’esistenza profondamente radicata nel Salento, penisola all’estremo sud della Puglia, dove intreccia legami duraturi con il territorio e i suoi abitanti. Segnato dai traumi della guerra, sviluppa un immaginario totemico ed essenziale, in cui il dolore si trasforma in un’ode alla vita, dando vita a «opere che curano». Il film invita a sentire e a ripensare il legame tra l’umano, la natura e il sacro, nello splendore di un impegno ecologico e di un’eredità artistica unica.
Longue description :
Remembering Norman Mommens se construit comme un récit choral et stratifié sur la mémoire complexe et encore peu connue du sculpteur et penseur flamand. Le film entrecroise des interviews jamais frontales et des actions performatives qui transforment la narration en une polyphonie incarnée : mots, gestes de la mémoire et images d’archives suggestives dialoguent en permanence.
Au centre se dessine un homme capable de vivre intensément le présent, pour qui l’art et la vie coïncident. Mommens rejette le système de l’art conventionnel pour suivre une recherche plus essentielle et spirituelle : ses œuvres, souvent invisibles ou enterrées, sont conçues comme des présences énergétiques en dialogue avec la terre et l’univers.
Le film retrace son parcours jusqu’au choix radical de s’installer dans le Salento, dans le sud des Pouilles, à la masseria de Spigolizzi, où, avec l’écrivaine et pionnière du slow food Patience Gray — compagne de vie et présence inspirante — il construit une existence profondément enracinée dans le territoire. Dans cet espace, le couple devient un exemple d’un mode de vie où créativité, réflexion et rapport à la nature trouvent une synthèse profonde et vitale.
La dimension relationnelle occupe une place importante : Mommens est rappelé comme une présence accueillante, ironique et joyeuse, capable de créer des liens forts avec des paysans, des jeunes des villages qu’il encourageait au théâtre et à l’édition, des artistes et des visiteurs de passage — jusqu’à mille personnes en un an.
Parallèlement, son imaginaire, profondément ancré dans l’archaïque, se déploie. Ses œuvres — totémiques et essentielles — évoquent des connexions entre ciel et terre. Des figures séraphiques, tournées vers le haut, issues du traumatisme de la guerre, d’où a émergé une conscience décisive : l’imagination comme espace de liberté et de survie. C’est de là qu’émerge sa conception de l’art comme pratique nécessaire, capable de transformer la douleur en vision.
À cela s’ajoute son engagement écologique et civique : parmi les premiers à dénoncer les transformations agressives du paysage salentin, Mommens participe activement à sa défense par des actions, des dessins et des interventions locales.
En conclusion, le film évoque le livre Remembering Man, texte sur l’origine de l’art conceptuel dans lequel Mommens laisse son héritage intellectuel, invitant à redécouvrir une dimension primordiale de l’être humain, imprégnée du sens du sacré, du respect de la nature et d’une vision plus large de l’existence.
English :
Remembering Norman Mommens unfolds as a choral and layered narrative centered on the complex and still little-known memory of the Flemish sculptor and thinker. The film weaves together interviews that never appear frontally and performative actions, transforming the narrative into an embodied polyphony: words, gestures of memory, and evocative archival images are in constant dialogue.
At its core emerges a man capable of living intensely in the present, for whom art and life coincide. Mommens rejects the conventional art system in order to pursue a more essential and spiritual path: his works, often invisible or buried, are conceived as energetic presences in dialogue with the earth and the universe.
The film retraces his journey up to his radical decision to settle in Salento, in southern Puglia, at the masseria of Spigolizzi, where, together with the writer and pioneer of slow food Patience Gray — his life companion and inspiring presence — he builds an existence deeply rooted in the land. In this space, the couple becomes an example of a way of living in which creativity, reflection, and a relationship with nature find a profound and vital synthesis.
Great importance is given to the relational dimension: Mommens is remembered as a welcoming, ironic, and playful presence, capable of forming deep connections with farmers, young people from nearby villages—whom he encouraged toward theatre and publishing—as well as artists and passing visitors, reaching up to a thousand people in a single year.
At the same time, his imaginary world emerges, deeply rooted in the archaic. His works — totemic and essential — evoke connections between sky and earth. Seraphic figures, reaching upward, stem from the trauma of war, from which a decisive awareness emerged: imagination as a space of freedom and survival. From this arises his conception of art as a necessary practice, capable of transforming pain into vision.
Alongside this, his ecological and civic commitment becomes evident: among the first to denounce the aggressive transformations of the Salento landscape, Mommens actively contributed to its defense through actions, drawings, and local interventions.
In its final part, the film evokes the book Remembering Man, a text on the origins of conceptual art in which Mommens leaves his intellectual legacy, inviting us to rediscover a primordial dimension of human existence, imbued with a sense of the sacred, respect for nature, and a broader vision of life.
Italiano :
Remembering Norman Mommens si costruisce come un racconto corale e stratificato sulla memoria complessa e ancora poco conosciuta dello scultore e pensatore fiammingo. Il film intreccia interviste che non appaiono mai frontalmente e azioni performative che trasformano la narrazione in una polifonia incarnata: parole, gesti della memoria e suggestive immagini d’archivio dialogano costantemente.
Al centro emerge un uomo capace di vivere intensamente il presente, per cui arte e vita coincidono. Mommens rifiuta il sistema dell’arte convenzionale per seguire una ricerca più essenziale e spirituale: le sue opere, spesso invisibili o interrate, sono pensate come presenze energetiche in dialogo con la terra e l’universo.
Il film ripercorre il suo percorso fino alla scelta radicale di stabilirsi nel Salento, nel sud della Puglia, nella masseria di Spigolizzi, dove, insieme alla scrittrice e antesignana dello slow food Patience Gray — compagna di vita e presenza ispiratrice — costruisce un’esistenza profondamente radicata nel territorio. In questo spazio, la coppia diventa esempio di un modo di vivere in cui creatività, riflessione e rapporto con la natura trovano una sintesi profonda e vitale.
Grande rilievo assume la dimensione relazionale: Mommens è ricordato come una presenza accogliente, ironica e giocosa, capace di creare legami intensi con contadini, giovani dei villaggi che incoraggiava al teatro e all’editoria, artisti e visitatori di passaggio — fino a mille in un anno.
Parallelamente emerge il suo immaginario, profondamente radicato nell’arcaico. Le sue opere — totemiche e essenziali — evocano connessioni tra cielo e terra. Figure serafiche, protese verso l’alto, derivate dal trauma della guerra, da cui era emersa una consapevolezza decisiva: l’immaginazione come spazio di libertà e sopravvivenza. Da qui nasce la sua concezione dell’arte come pratica necessaria, capace di trasformare il dolore in visione.
Accanto a questo emerge il suo impegno ecologico e civile: tra i primi a denunciare le trasformazioni aggressive del paesaggio salentino, Mommens partecipa attivamente alla sua difesa con azioni, disegni e interventi locali.
Nel finale, il film evoca il libro Remembering Man, testo sull’origine dell’arte concettuale in cui Mommens lascia in eredità il suo pensiero, invitando a riscoprire una dimensione primordiale dell’essere umano, permeata dal senso del sacro, dal rispetto per la natura e da una visione più ampia dell’esistenza.
To mark the centenary of the birth of Norman Mommens, we present extracts from a film currently in the making; in this preview we hear the voices of a dozen close friends remembering the artist. (English subtitles in preparation.)
Ricordando Norman
In occasione del centenario della nascita di Norman Mommens, oggi, 31 maggio 2022, vi proponiamo l’anteprima di un lavoro, tuttora in corso di realizzazione, nel quale ascoltiamo le voci di alcuni cari amici ricordare l’artista.
Ringrazio personalmente tutte le persone che hanno scelto di farsi intervistare e che lo faranno o saranno coinvolte nel progetto quest’estate. Davvero questi primi sei minuti sono solo uno schizzo di quello che ci auguriamo sia il lavoro finale. Abbiamo appena cominciato, il più é ancora da fare !
Credits di questo primo estratto_Produzione : Nicolas Gray e Maggie Armstrong I Regia e Montaggio : Rossella Piccinno I Camera : Claudia Mollese I Foto dall’Archivio Digitale Norman Mommens, a cura di Ada Martella I Voci ( in ordine di prima apparizione ) : Helmut Dirnaichner, Ada Martella, Antonio Lupo, Edoardo Winspeare, Rolando Civilla, Mario Ricchiuto, Marina Pizzolante, Francesco Radino, Virginio Briatore, Klaus Voswinckel, Ulrike Voswinckel.