IN LIMINE de Rossella Piccinno – à Neuve-Chapelle le 14 Juin 2014!

J’ai le plaisir de vous inviter à découvrir mon dernier film “IN LIMINE” lors du vernissage de l’exposition-parcours Ligne de Front, qui aura lieu ce samedi, 14 Juin à compter de 10h00.

Ligne de Front est une exposition qui participe à la commémoration du 100e anniversaire du déclenchement en 1914 de la Première Guerre mondiale. C’est une exposition-parcours reliant 10 communes de la Communauté d’agglomération de l’Artois, Artois Comm., et proposant sur chaque site une exposition historique et une exposition artistique. Onze artistes dans dix communes proposeront une œuvre en écho avec cette « der des der » qui ne le fût pas. Vous pouvez découvrir les œuvres originales, conçues pour Ligne de Front, de Rossella Piccinno à Neuve-Chapelle, Giulia Andreani à Richebourg, Claude Lévêque à La Couture, Tristan Senet & Philippe Manière à Festubert, Jan Kopp à Givenchy-lès-la-Bassée, Laurent Sfar à Cuinchy, Olga Kisselevaà Cambrin, Denis Darzacq à Auchy-les-Mines, Dominique Sampiero à Haisnes-lès-la-Bassée et Sophie Ristelhueber à Vermelles.

 
La journée du vernissage prévoit une visite itinérante gratuite (avec une navette qu’il faut bien réserver!) qui commence à 10H00 par Neuve-Chapelle (le village où est exposé “In Limine”), pour en suite se déplacer dans les autres 9 villages et découvrir les oeuvres des autres artistes invités. Pour tous ceux qui feront la visite avec leur voiture, l’expo sera ouverte jusqu’à 18h00, il faudra juste se rendre dans les 10 village où aura lieu l’expo, deux containers maritimes sont installés au centre de chaque village, l’un avec une partie de l’expo historique, l’autre avec l’oeuvre d’un artiste.
 
A 18h30 on partagera ensemble le verre de l’amitié qui sera offert dans la salle Nelson Mandela, rue Allende à Vermelles.
 
Au plaisir de vous y retrouver!
Rossella Piccinno
– Ici les info pratiques sur le vernissage: https://rossellapiccinno.wordpress.com/news/
– Ici le teaser de Ligne de Front: http://vimeo.com/97508221
– Ici la présentation du projet Ligne de Front par son commissaire Philippe Massardier: http://vimeo.com/97517257
– Ici la présentation de l’exposition historique par son commissaire Bertrand Lecomte: http://vimeo.com/97520492

 

cartolina in limine expo

SYNOPSIS:

“In Limine” (en latin « sur le seuil ») est un film qui s’interroge sur la mémoire de la Première Guerre mondiale à partir d’une image et d’une histoire, celle du Christ des tranchées, « Cristo das trincheiras », cette statue meurtrie par les bombardements de Neuve-Chapelle en 1915, que les soldats portugais avaient récupéré dans leurs tranchées et sur lequel ils veillaient religieusement, comme si en dépendaient leurs espoirs de rentrer en vie au pays. Devenu un véritable symbole du sacrifice portugais en France, il avait été réclamé par le gouvernement portugais en 1957 et rapatrié en grande pompe à Lisbonne, pour être après installé dans l’église du monastère de Batalha, édifiée entre 1388 et 1533 afin d’honorer les morts pour la patrie. Scellé au mur, il domine encore aujourd’hui les tombeaux de deux soldats inconnus morts durant la Grande Guerre, l’un en France et l’autre en Afrique.

Le film nous conduit entre la France et le Portugal, dans les lieux liés à cette histoire. La politique de la mémoire par une nation qui monumentalise un évènement tragique, le travail critique et réparateur de l’art, la mémoire privée du travail du deuil, les traces physiques de la mémoire dans la terre, l’indifférence quotidienne du temps qui passe, sont autant de seuils à travers lesquels ce film nous conduit.

NOTE D’INTENTION :

In Limine est un film qui s’interroge sur la mémoire de la Première Guerre mondiale, sur le processus de construction de la mémoire collective et sur la faculté spirituelle de « narrer des histoires ». D’où partir pour élaborer le souvenir d’une guerre qu’on n’a pas vécu et dont n’existent plus de témoins? Est-ce qu’on peut vraiment « imaginer » et « comprendre » la guerre? Est-ce qu’on peut en soigner la blessure? Est-ce que c’est possible, à travers l’art, de guérir la conscience collective par ce trauma? Les témoins de cette mémoire du Christ des Tranchée, que la grande Histoire a emprunté à la petite histoire, cherchent, par leurs actions, de ramener cette narration, sculptée​ par l’histoire officielle, à une mémoire discrète, rendue vivante par la quotidienne confrontation avec la mort et le deuil, transformée par le dialogue constant avec des questions encore irrésolues, transfigurée par le pouvoir salvateur de l’imagination. Le paysage sonore du film – qui a été confié, comme pour mon précèdent travail, “Déhalage”, aux duo de compositeurs SineRequie – reproduit un flux des discours qui part par des donnés historiques, ressortis par la mémoire collective, pour arriver à composer une matière sonore qui évoque la psyché profonde.